Franck Signorino : « Rezé, du foot… et plus encore ! »

Exilé à l’étranger depuis 2007 et son départ du FC Nantes, Franck Signorino savoure son retour en France, au Stade Lavallois. L’ancienne coqueluche de la Beaujoire connaît parfaitement le Tournoi international de Rezé pour y avoir participé en 1999 et loue l’importance donnée à son aspect convivial et ouvert sur le monde.

Franck, on t’avait un peu perdu de vue depuis ton départ du FC Nantes en 2007. Qu’es-tu devenu par la suite ?

« Après la descente du FC Nantes en Ligue 2, je me suis engagé avec le club espagnol de Getafe. Pour moi, la Liga est sans doute le championnat où on pratique le meilleur football en Europe. C’était une véritable progression. De plus, Getafe était finaliste de la Coupe d’Espagne cette année là. J’allais découvrir l’ambiance des matchs européens… »

Malheureusement, cela ne s’est pas passé comme prévu…

« Je me suis blessé très gravement en 2008. Á la suite d’une erreur médicale, je n’ai pas joué un seul match pendant un an et demi. Puis, j’ai perdu la confiance de l’entraîneur. Cela a été très éprouvant. Malgré tout, je retiens beaucoup de positif. Au niveau du football, j’ai joué contre des équipes telles que le Bayern Munich, Tottenham ou Benfica. Forcément inoubliable… D’un point de vue personnel, j’ai découvert la culture espagnole et appris une nouvelle langue. »

Comment as-tu rebondi par la suite ?

« Après ma blessure, beaucoup m’ont cru mort pour le football. J’ai su prouver le contraire en étant prêté la saison dernière à Charleroi, en Belgique. Malgré la descente du club, des offres de championnats exotiques comme la Turquie ou la Grèce me sont parvenues. Mais pour des raisons familiales, je souhaitais absolument revenir en France. Lorsque le Stade Lavallois m’a fait une proposition, je n’ai pas hésité. C’est un club solide et convivial. J’ai pris part à tous les matchs depuis le début de saison. »

Laval n’est pas si loin de Nantes, et donc de Rezé. Tu connais bien ce tournoi, je crois ?

« Oui, j’y ai participé en 1999 avec le FC Metz. J’ai le souvenir d’un excellent tournoi, d’un bon niveau mais aussi très convivial, où tous les joueurs étaient logés chez des familles d’accueil. C’était vraiment sympa et cela dépassait le cadre du football. Pour ma part, un garçon d’une dizaine d’années vivait dans la famille qui m’hébergeait. Il était passionné de football ! C’était un véritable plaisir que de partager des moments avec lui. C’est donc tout naturellement que je suis revenu à Rezé en 2007, en tant que parrain. »

Dans ton discours, tu sembles accorder une grande importance à la culture et au partage. Ce sont des valeurs importantes pour toi ?

« Oui, bien sûr. Jeune déjà, je ne voulais pas m’enfermer dans une bulle footballistique. C’est pour cette raison qu’en parallèle à ma formation, j’ai passé mon Bac, que j’ai acquis avec une mention « Assez bien ». J’ai ensuite poursuivi avec un DUT de Technique de commercialisation. Cela me permettait d’avoir un plan de secours au cas où ma carrière ne décollerait pas, mais aussi de voir autre chose et de m’enrichir personnellement. »